Chaque heure sans cours le même refrain, le même dialogue, la même déception : plus aucune place de libre ni à la mezzanine, ni dans le CDI. Où travailler alors ? Les élèves du lycée Jean Vilar cherchent cette réponse.
Il est important de noter que cet article donne seulement le ressenti des lycéens de Jean Vilar. Le personnel du lycée a ses raisons, certainement légitimes, de pouvoir fournir seulement cette offre. Nous pouvons penser au fait que le lycée accueille de plus en plus d’élèves dû à la massification scolaire et que le budget ne suit, malheureusement, pas toujours.
Notre lycée propose différents espaces permettant aux étudiants de se poser comme la cafétéria, le hall, la mezzanine, le CDI (et ses box), les salles de permanence, la salle d’arcade, et aux beaux jours, les tables dans la cour de récréation. Cependant ils ne répondent pas tous aux besoins des étudiants. Alors, je vous enjoins à me suivre dans une visite écrite de notre lycée pour voir les avantages, accompagnés des inconvénients de ces différents lieux, selon la vision des lycéens.
À l’entrée du lycée se trouve le hall, décoré de chaises mais qui reste impraticable pour travailler car il ne dispose d’aucune table.
À l’étage : la mezzanine, espace ouvert donnant accès aux passerelles. Cet endroit est souvent prisé des lycéens pendant les heures de trous. Et effectivement, elle est plutôt agréable, cependant il y a peu de tables pour tant d’étudiants, plus de 1300. Et au cœur de l’hiver, il y fait froid et le vent fait claquer ses portes.
Juxtaposé, et dissimulé à sa gauche, le CDI trône et devient un lieu de repli, certains essaient de se frayer une place entre les rangées de livres mais pas de chaises rime avec pas de place dedans. Et depuis quelque temps le nombre de tables disponibles diminue. Cependant, même si cela est fait pour permettre une meilleure surveillance du CDI, qui est compréhensible, cela réduit aussi les possibilités pour étudier convenablement. Et pourtant, cet espace offre à portée de mains des livres ou magazines pour s’aider dans le travail. Dans cette même pièce se trouvent les box, ces petites salles qui permettent des travaux de groupes à l’écart du bruit ambiant du CDI et accompagnés de grands tableaux blancs, pratiques pour des révisions savantes. Ce système est stabilisé depuis quelques mois, mais reste le mécontentement de certains élèves de ne pas avoir de places pour y travailler car d’autres y voient un espace de détente.
Pour finir les salles de permanence sont décrites par les lycéens comme un lieu stérile et froid, une ambiance assez pesante se rajoutant à la mauvaise humeur de devoir faire ses devoirs. La salle d’arcade est presque inexistante dans notre conscience collective et les tables extérieures ne sont pas des plus pratiques pour travailler.
Alors oui, nous pouvons comprendre que nous lycéens, ne soyons pas des plus discrets, des plus disciplinés ni parfois des plus sérieux et que cela se multiplie par un nombre conséquent, plus de mille adolescents. Mais est-ce une raison que de nous sanctionner pour ces excès de vie ? Oui le silence est plus agréable par rapport à nos anecdotes bruyantes, mais malheureusement nous nous souviendrons plus de ces moments-là que de certains cours. Nous pouvons comprendre que le bruit devienne trop douloureux à entendre mais enlever des tables, supprimer des chaises, élever la voix pour nous dire de nous taire n’arrangera pas ce problème. Etudiants, professeurs, documentalistes, surveillants, CPE et personnels, nous nous devons de vivre en harmonie au sein du lycée. Et pour se faire, nous devons trouver des solutions ensemble pour résoudre ce problème de places sans trop de dépenses. Nous pourrions instaurer une boîte à idées, des sondages ou un vote. Nous questionner, sur l’autonomie, la confiance accordée à tort ou à raison aux étudiants.
Alors comment faire plus en ayant moins ? C’est l’équation que pose le besoin de travailler et le manque de places qu’offre aujourd’hui le lycée, dû à des manques d’effectifs ou à une mauvaise correspondance entre le nombre d’espaces de travail et le nombre d’élèves. Cependant, il est nécessaire d’y répondre avec les idées et aides que peuvent apporter et étudiants et corps enseignant.
Mathilde A.